Jeudi 19 octobre à 18h, Château de Nyon
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Des objets du quotidien, nécessaires de toilette, cafetières, bougeoirs d’argent, vêtements de soie et porcelaines, rythment le parcours de cette exposition. Comme des points d’ancrage, ces objets du XVIIIe siècle – certes luxueux et réservés à une élite – permettent au spectateur d’établir des liens entre une production artistique contemporaine et des objets réalisés il y a plus de deux siècles.

Cet intérêt toujours vivace pour le siècle des Lumières se manifeste dans le cinéma, comme en témoigne le nombre de films consacrés à la reine Marie-Antoinette ou Madame Du Barry, favorite du roi Louis XV. La mode, la littérature, à travers d’innombrables biographies ou romans historiques, et l’art contemporain ne sont pas en reste. Aussi, certains motifs récurrents, presque des clichés, sont inscrits dans notre imaginaire collectif : les amples robes à panier, les perruques poudrées, les services de porcelaine, l’abondance des dorures, mais aussi la guillotine qui a mis un terme de façon sanglante à cette période. En deux mots : l’éclat et le tragique.

Cette exposition présente, outre des vêtements de Gianni Versace et de Vivenne Westwood des années 1990, les œuvres de six artistes contemporains tous nés dans la seconde moitié du XXe siècle. Ces artistes, qui reprennent de manière consciente le XVIIIe siècle, s’attachent à le rejouer de diverses manières qu’il s’agisse de sculpture, de photographie, de vidéo ou de peinture. Ainsi, à la fois réflexion sur le passé et sur le présent, leurs œuvres permettent d’aborder le XVIIIe siècle sous un angle nouveau et éclairent de manière originale les collections du Château de Nyon.

Visite commentée par Vincent Lieber, conservateur

Mercredi 13 septembre à 18h, Musée Romain
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Grâce à des objets provenant de Nyon et d’autres sites romains en Suisse, à des maquettes et des installations surprenantes, l’exposition fait découvrir toute l’importance de l’eau, dans la vie des Romains comme dans la nôtre aujourd’hui. Tuyaux, robinets, plaques de fontaines, gargouilles et autres éléments d’installations hydrauliques accompagnent divinités liées à l’eau, monnaies ou déversoires pour illustrer le parcours de l’eau depuis la source, son acheminement vers la ville, sa distribution, son utilisation et son évacuation. Ainsi l’on verra combien des problèmes actuels comme ceux qui touchent à la qualité des eaux ou au traitement des eaux usées étaient déjà au centre des préoccupations des Romains.

Visite commentée par Corinne Sandoz, commissaire